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La fuite des cerveaux en France continue

Encourager le retour des nationaux et l’arrivée d’expatriés qualifiés, voilà ce que préconise le Conseil d’analyse économique (CAE). La France doit mettre en place une stratégie afin d’éviter au maximum la fuite des cerveaux.

Trop de contraintes en France ?

Est-ce les droits d’inscription majorés pour les étudiants étrangers, les menaces de la Loi Travail ou la portabilité des retraites qui poussent les diplômés à quitter la France pour travailler dans des conditions qu’ils jugent meilleures ? Quoi qu’il en soit, il s’agit d’un véritable phénomène qui frappe le pays depuis des années, un fait inéluctable selon le CAE : « La mobilité des personnes qualifiées étant un phénomène inéluctable, il importe de s’interroger sur les moyens pour la France d’en tirer bénéfice ». La France « parvient moins bien que d’autres pays à retenir ses étudiants étrangers » une fois leur cursus terminé. Existe-t-il des solutions ? Dans son texte, le CAE souhaiterait que ces diplômés rentrent en France « à l’âge où il faut payer les études pour ses enfants ou se soigner » après avoir démarré leur carrière à l’international.

Ce qui pousse de plus en plus d’étudiants étrangers à repartir, c’est sans doute les taxes. Là encore, le CAE explique : « Les “talents” étrangers peuvent être découragés par des prélèvements élevés servant à financer un système d’enseignement dont ils n’ont pas bénéficié et un système de santé auquel ils font peu appel compte tenu de leur âge ». En ce qui concerne les Français, le CAE déplore le risque pour l’État de « financer des dépenses d’éducation pour des individus qui ne contribueront pas à la croissance nationale, ou des dépenses de santé pour ceux qui, quand ils étaient bien portants, ont peu contribué par leurs impôts et cotisations au système social ».

L’Europe à la rescousse

Afin d’éviter au maximum cette fuite des cerveaux, le CAE propose de « mieux coordonner au niveau européen l’intervention publique en matière d’enseignement supérieur, en mettant en place des transferts entre pays en fonction des flux intracommunautaires d’étudiants et réorienter les budgets européens vers le financement du capital humain ».

Dans cet esprit, il sera possible d’arriver à un accord selon lequel les universités pourraient elles-mêmes fixer leurs propres frais d’inscription aux étudiants qui ne viennent pas d’Europe, à condition de leur offrir des conditions d’accueil puis de vie à la hauteur de ces frais.

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